Le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, lors d’un point presse à Marseille, le 2 septembre 2025. CHRISTOPHE SIMON/AFP

L’auteur de l’attaque à l’arme blanche qui a fait cinq blessés mardi à Marseille « n’apparaissait pas radicalisé, mais souffrant de troubles psychiatriques », selon une enquête menée après un incident dans une mosquée de Sète (Hérault) en juin dernier, a annoncé, mercredi 3 septembre, le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone.

Le parquet national antiterroriste « ne souhaite pas retenir sa compétence » à l’heure actuelle sur ce dossier, même si l’homme a crié « Allah akbar » à plusieurs reprises lors de son « périple criminel » avant d’être abattu par des policiers, a précisé M. Bessone lors d’un point presse au cours duquel il a retracé le parcours de l’assaillant.

Les trois victimes touchées au couteau lors de l’attaque sont hors de danger, y compris le « colocataire » de l’assaillant dans un hôtel dont il avait été expulsé pour non-paiement. Ce dernier était le plus grièvement touché, blessé au cœur.

L’assaillant, Abdelkader Dibi, un Tunisien de 35 ans en situation régulière en France, était connu pour « sa violence et de ses problèmes d’addiction à la fois à la cocaïne et à l’alcool », a précisé le procureur. Il avait notamment été condamné à La Rochelle pour des violences avec arme commises en 2023 sur un neveu.