Moins d’une semaine avant le périlleux vote de confiance demandé par François Bayrou à l’Assemblée nationale, le gouvernement se positionne sur un thème aussi cher au Rassemblement national qu’au ministre de l’intérieur et chef des Républicains, Bruno Retailleau. Le gouvernement envisage de revoir les conditions d’accès à l’aide médicale d’Etat (AME) et de réduire la liste des soins de santé pris en charge par ce dispositif destiné aux personnes étrangères en situation irrégulière, selon des projets de décrets consultés par l’Agence France-Presse (AFP).

L’un des deux textes soumis aux instances de la Caisse nationale de l’Assurance-maladie, obtenu par l’AFP, exclut notamment de l’AME « des actes qui ne sont pas destinés directement au traitement ou à la prévention d’une maladie, pour les bénéficiaires majeurs ».

Il « élargit la liste des prestations programmées et non urgentes dont la prise en charge est soumise à un délai d’ancienneté » dans le dispositif « pour les adultes » et il modifie l’appréciation des ressources des bénéficiaires.

Lire aussi | Bruno Retailleau annonce que le gouvernement « touchera » à l’aide médicale d’Etat

L’AME permet aux étrangers en situation irrégulière et à revenus très faibles d’avoir une couverture à 100 % pour leurs soins médicaux. Si elle est dans le collimateur de l’extrême droite et de la droite, le monde de la santé la défend fermement au nom de la santé publique.