L’ancien président syrien Bachar Al-Assad, à Damas, le 16 juillet 2023. LOUAI BESHARA / AFP

Sept mandats d’arrêt ont été délivrés en août par la justice française contre d’anciens hauts dignitaires du régime syrien, dont l’ex-président Bachar Al-Assad, pour le bombardement en 2012 d’un centre de presse à Homs dans lequel deux journalistes ont péri, ont annoncé, mardi 2 septembre, des avocats des parties civiles.

Le 22 février 2012, lorsque le bâtiment avait essuyé de premiers tirs, les journalistes qui s’y trouvaient avaient décidé de sortir. Les deux premiers à franchir la porte, la journaliste américaine du Sunday Times Marie Colvin, 56 ans, et le photographe free-lance français Rémi Ochlik, 28 ans, avaient été tués par un obus de mortier. A l’intérieur, la journaliste française Edith Bouvier, le photographe britannique Paul Conroy et leur traducteur syrien Wael Al-Omar avaient été blessés.

« Après treize ans d’enquête, les juges d’instruction du pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris ont délivré des mandats d’arrêt [contre] sept anciens haut gradés syriens pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité », ont expliqué des avocats dans un communiqué transmis par la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).