Edouard Philippe au congrès des Jeunes Horizons, à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), le 30 août 2025. ALAIN JOCARD / AFP

Edouard Philippe a pris ses distances, samedi 30 août, avec les récentes déclarations de François Bayrou sur les jeunes, selon lui principales victimes de l’endettement, et sur le « confort » des « boomeurs » – les personnes nées pendant le « baby-boom » après-guerre.

Certes, lors du congrès des Jeunes Horizons, à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), l’ex-premier ministre a estimé pertinente la question de « cette France qui ferait une place trop limitée ou trop inconfortable à sa jeunesse ». Cependant, a-t-il ajouté, « je ne crois pas du tout qu’on puisse faire quoi que ce soit de grand en France en segmentant ou en antagonisant une partie de la population. Je n’ai pour ma part jamais adhéré à la lutte des classes. Je n’adhère pas plus à la lutte des âges ».

« Je n’accuse pas les boomeurs d’égoïsme » alors que ceux-ci « constituent la première génération qui, arrivant à la retraite, doit souvent prendre à sa charge la situation (…) de leurs parents », a-t-il développé. « Donc ne rentrons pas dans une espèce de querelle des âges et pensons à ce que nous pouvons faire pour que la France fonctionne mieux plutôt qu’à ce que nous pouvons dire pour que telle ou telle catégorie de Français ait des raisons objectives de se retourner contre telle ou telle autre catégorie de Français », a conclu le président d’Horizons.