Le premier ministre cambodgien Hun Manet (deuxième à gauche au premier rang), lors de la session consacrée au projet de loi modifiant la loi sur la nationalité à l’Assemblée nationale à Phnom Penh, au Cambodge, le lundi 25 août 2025. ASSEMBLÉE NATIONALE CAMBODGIENNE VIA AP
« Purifier l’esprit patriotique » et afficher « une loyauté sincère envers la mère patrie en toutes circonstances ». Tels sont, d’après la presse d’Etat, les objectifs d’un texte adopté le 25 août par l’Assemblée nationale cambodgienne, qui prévoit de déchoir de leur nationalité les citoyens accusés de « trahison » envers la nation. Votée à l’unanimité par les députés présents, dont 120 sur 125 appartiennent au Parti du peuple cambodgien (PPC), au pouvoir depuis 1979, cette législation controversée vise toute personne reconnue coupable de « collusion » avec l’étranger au détriment de la sécurité nationale.
Dans le détail, il s’agit d’un amendement à la loi de 1996 sur la citoyenneté, rendu possible seulement après une modification de la Constitution du royaume, approuvée en juillet par le Parlement et le roi, Norodom Sihamoni. Jusqu’alors, l’article 33 disait que « les citoyens khmers ne [pouvaient] être privés de leur nationalité ». La version révisée indique désormais que « la perte de la nationalité khmère est déterminée par la loi ».






