Photos des défunts du Centre d’accueil des Français d’Indochine, à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne), le 15 mai 2025. VINCENT NGUYEN / RIVA PRESS POUR « LE MONDE »

Un rare instant de communion. Mardi 3 juin, vers 23 heures, les députés se sont levés de leur siège de l’Assemblée nationale pour une ovation en direction des tribunes du public. Les 231 parlementaires venaient d’adopter, à l’unanimité, une proposition de loi « portant reconnaissance de la nation envers les rapatriés d’Indochine et réparation des préjudices subis (…) ». Ils se sont alors retournés vers ceux qui les ont inspirés : une vingtaine de témoins, âgés de 70 à 80 ans, nés dans les anciennes colonies d’Asie, qui ont vécu dans les camps de Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et de Noyant-d’Allier (Allier), et leurs descendants. Ces infatigables « Français d’Indochine » sont les représentants d’une histoire oubliée depuis plus de soixante-dix ans. Une poignée d’entre eux, organisés en association pour perpétuer la mémoire, ferraillait dans le vide depuis les années 2000… Jusqu’à ce 3 juin, où des larmes d’émotion ont coulé au Palais-Bourbon.

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