La chaîne de montagnes du Tian Shan, au Kirghizistan, le 8 juillet 2024. ARSENY MAMASHEV/AFP
Natalia Nagovitsyna semblait chaque jour un peu plus condamnée à un sort tragique. Les dernières nouvelles de l’alpiniste russe, bloquée depuis deux semaines à plus de 7 000 mètres (m) d’altitude sur un sommet du Kirghizistan, n’incitent guère à l’optimisme. Mercredi 27 août, les autorités du pays ont annoncé n’avoir détecté aucune trace de vie lors du survol par un drone équipé d’une caméra thermique de la zone où Natalia Nagovitsyna s’était réfugiée dans l’attente de secours.
« Selon l’analyse des données obtenues et en prenant en compte une combinaison de facteurs, notamment les conditions météorologiques extrêmes et les spécificités de la zone, aucun signe de vie n’a été détecté à l’endroit où se trouve Natalia Nagovitsyna », a annoncé l’agence nationale de sécurité kirghize dans un communiqué.
Les opérations de secours avaient été suspendues samedi, les secouristes les qualifiant d’« impossibles » en raison de conditions extrêmes. Les températures frôlent actuellement les - 30 °C sur les parois du Jengish Chokusu (7 439 m) – appelé pic Pobeda du temps de l’URSS –, accompagnées de rafales de vent et de tempêtes de neige.










