De jeunes filles remplissent des récipients d’eau potable en provenance d’un robinet, à Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, le 24 mai 2022. JAVED TANVEER / AFP
Plus de 2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité, soit une personne sur quatre dans le monde, déplorent l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Dans un rapport paru mardi 26 août, qui s’inquiète de l’insuffisance des progrès pour une couverture universelle, les agences des Nations unies chargées de la santé et de l’enfance estiment notamment que 106 millions de personnes dépendaient encore, l’an passé, de l’eau de surface - provenant par exemple de rivières, d’étangs et de canaux.
Les deux agences onusiennes constatent que le retard pris dans le programme d’amélioration des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH, Water, Sanitation and Hygiene) expose des milliards de personnes à un risque accru de maladies, et considèrent aussi que l’objectif d’un accès universel en 2030 est encore loin d’être atteint.
Au contraire, cette ambition devient « de plus en plus hors de portée », selon elles. « L’eau, l’assainissement et l’hygiène ne sont pas des privilèges : ce sont des droits humains fondamentaux », déclare Rüdiger Krech, responsable de l’environnement et du changement climatique à l’OMS. « Nous devons accélérer nos actions en particulier pour les communautés les plus marginalisées. »






