Le vaccin Ixchiq, développé par le laboratoire franco-autrichien Valneva, a été utilisé dans la lutte contre l’épidémie de chikungunya à La Réunion. RICHARD BOUHET / AFP
Les autorités sanitaires américaines ont suspendu l’autorisation d’Ixchiq, un vaccin contre le chikungunya développé par le laboratoire franco-autrichien Valneva, en appuyant leur décision sur de nouveaux signalements d’effets secondaires, a annoncé le groupe. « Cette suspension entre en vigueur immédiatement et implique une interruption de l’envoi et de la vente d’Ixchiq aux Etats-Unis », a détaillé Valneva dans un communiqué daté du lundi 25 août.
Ce vaccin est l’un des premiers à être développés contre le chikungunya, maladie virale transmise d’un humain à l’autre par des piqûres de moustique. Les autorités sanitaires françaises en avaient fait un outil central de la lutte, au printemps, contre une épidémie majeure à La Réunion. Mais son déploiement a été perturbé par le signalement d’une vingtaine d’effets graves, tous chez des personnes âgées. Selon le dernier bilan, une mort sur place est très vraisemblablement liée au vaccin.
Dans ce contexte, le vaccin avait été suspendu pour les plus de 65 ans par la France, puis par l’Union européenne (UE). Mais cette dernière l’avait réautorisé en juillet, jugeant que ses effets secondaires ne remettaient pas en cause son intérêt pour lutter contre une maladie particulièrement à risque chez les plus âgés. Entre-temps, la suspension du vaccin avait, de fait, presque réduit à néant la vaccination à La Réunion.






