Au centre hospitalier Ouest Réunion, à Saint-Paul, sur l’île de La Réunion, le 10 avril 2025. RICHARD BOUHET / AFP
Trois nouveaux morts « liés au chikungunya » ont été recensés à La Réunion, portant à 15 le nombre de victimes de cette maladie virale depuis le début de l’année sur l’île, a annoncé mercredi 28 mai Santé publique France (SPF), qui fait état dans son bulletin hebdomadaire d’une « décroissance épidémique » sur l’île. Ces morts sont survenues chez des « personnes de 65 ans et plus, porteuses de comorbidités », selon l’agence sanitaire publique, précisant qu’elles concernaient des personnes âgées entre 71 et 95 ans. Elles font l’objet d’une investigation dans le cadre de l’épidémie qui a démarré en août 2024 à La Réunion.
Sur les 15 morts « classées comme liés au chikungunya » depuis le début de l’année, deux l’étaient « indirectement », pour des personnes porteuses de comorbidités telles que des pathologies chroniques, souligne SPF. Par ailleurs, 36 autres cas restent « en cours d’investigation » pour savoir s’ils peuvent être imputés au chikungunya.
L’annonce de ces trois nouveaux morts intervient sur fond de « décroissance épidémique » forte sur l’île, précise SPF, qui rapporte que près de 1 000 cas ont été enregistrés la dernière semaine de mai, contre 1 300 la semaine précédente. L’activité en médecine de ville concernant l’épidémie a baissé de 24 % sur une semaine, passant de 5 000 à 3 800 consultations, tandis que les « passages aux urgences pour chikungunya » ont diminué de moitié sur la même période, passant de 123 à 62 (− 50 %).






