Des moustiques-tigres, vecteurs du chikungunya et d’autres maladies, étudiés dans un laboratoire de l’entente interdépartementale pour la démoustication (EID), à Montpellier, le 9 août 2012. PASCAL GUYOT / AFP

Le chikungunya circule à un niveau sans précédent aussi tôt dans l’année en France métropolitaine, avec huit cas autochtones détectés à ce stade, a signalé mercredi 25 juin l’agence Santé publique France (SPF). « Ces cas autochtones, dont les premiers symptômes sont apparus entre le 27 mai et le 19 juin, sont les plus précoces jamais identifiés en France hexagonale », souligne l’agence dans un bilan hebdomadaire.

Un « cas autochtone » signifie que la personne contaminée a contracté la maladie dans l’Hexagone du fait d’une piqûre de moustique-tigre – à la différence des « cas importés », qui désignent des personnes qui ont été contaminées ailleurs avant de se rendre sur le territoire métropolitain. Pour l’heure, huit cas autochtones ont été détectés, tous dans le sud du pays : dans l’Hérault, le Var, les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Gard et en Corse.

« Une telle précocité dans la saison d’activité du moustique et un nombre aussi élevé d’épisodes n’avaient jamais été observés jusqu’à présent », insiste SPF. De plus, SPF dit avoir établi un lien clair entre plusieurs cas apparus en métropole et l’épidémie en cours outre-mer à La Réunion, où quelque 200 000 habitants ont été contaminés depuis mars pour une vingtaine de décès.