A
la guerre, le vainqueur est souvent celui qui sait utiliser le temps à son profit. Les tactiques militaires et les manœuvres diplomatiques dissimulent volontiers des instruments propres à peser sur la temporalité du conflit.
Si de prime abord, la rencontre d’Anchorage [en Alaska, le 15 août] entre Donald Trump et Vladimir Poutine n’a guère fait avancer l’équation ukrainienne, elle a acté la reprise par le premier du principe seriné depuis des années par le second : la conclusion d’un accord de paix avant et non après un cessez-le-feu. Si la méthode de « négocier en combattant » a pu faire ses preuves par le passé – on pense aux pourparlers Kissinger-Le Duc Tho sur le Vietnam, à Paris, entre 1969 et 1973 –, elle exacerbe mécaniquement la violence sur le terrain.
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