Un membre de la communauté okiek, expulsée de la forêt de Mau, devant les fondations d’une des maisons détruites dans leur ancien village, le 16 août 2025. TONY KARUMBA / AFP

De sa maison qui se fondait dans la forêt de Mau, Fred Ngusilo, militant des droits humains, ne retrouve qu’un sac et une chaussure, sous des bouts de bois éparpillés. Sa communauté de chasseurs-cueilleurs okiek, l’une des dernières d’Afrique, se voit chassée de ses terres ancestrales et craint pour sa survie.

« Quand je viens ici, je suis tellement triste. J’en ai les larmes aux yeux », dit-il, en balayant du regard les restes de la maison familiale, à quelques dizaines de kilomètres de la ville de Narok, dans la vallée du Rift.

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A la fin de 2023, des gardes forestiers et forces de sécurité kényans sont arrivés par surprise, équipés de haches et de marteaux, évinçant en quelques jours des centaines de personnes, relate-t-il à l’Agence France-Presse (AFP). Aucun motif ne leur a été donné, ni aucun préavis accordé, assurent plusieurs d’entre eux.