Le journaliste et militant des droits humains kenyan Boniface Mwangi (au centre) est accueilli par un comité de partisans et militants après avoir été libéré par les autorités tanzaniennes, à l’aéroport Wilson de Nairobi, le 22 mai 2025. TONY KARUMBA / AFP

Quand cinq hommes et une femme ont forcé Agather Atuhaire, militante ougandaise des droits de l’homme, à monter dans une voiture sombre, puis lui ont bandé les yeux, la jeune femme a cru que sa dernière heure était arrivée. La scène se passe à Dar es-Salam, la capitale économique tanzanienne, lundi 19 mai, alors que l’activiste se trouve en Tanzanie pour assister au procès du principal opposant politique, Tundu Lissu, accusé de trahison. S’ensuivent trois jours d’emprisonnement, hors de tout cadre judiciaire, et de torture par les forces de l’ordre tanzaniennes. La militante est finalement relâchée dans la soirée du 22 mai. « Je ne me porte pas bien, mais quel soulagement d’être en vie et de retour à la maison ! Je n’arrive pas encore à croire que Boniface Mwangi [un activiste kényan] et moi-même en soyons sortis vivants », a-t-elle écrit sur le réseau social X, samedi 24 mai.

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