Des policiers au poste de Gigiri, à Nairobi, en août 2024. SIMON MAINA / AFP

A Nairobi, la mort en cellule d’un homme arrêté pour ses publications sur les réseaux sociaux a provoqué, dimanche 8 juin, l’indignation en ligne au Kenya, à quelques semaines du premier anniversaire des manifestations de juin 2024, qui avaient été réprimées dans le sang.

« La mort en détention d’Albert Ojwang pose de sérieuses questions qui doivent être urgemment, minutieusement et indépendamment examinées », a dénoncé l’ONG Amnesty International, pour qui ce décès constitue un « nouveau rappel flagrant » de l’urgence de « réformes profondes » au sein des forces de l’ordre. « Aucun Kényan ne devrait perdre sa vie en détention », a poursuivi l’organisation de défense des droits humains, qui, dans un communiqué, a demandé une enquête, que ses conclusions soient rendues publiques et que les policiers éventuellement responsables soient jugés.

Dans un communiqué, la police a expliqué qu’Albert Ojwang, arrêté pour « fausse publication », avait « subi des blessures à la tête après l’avoir frappée contre les murs de la cellule ». Les policiers en service « ont rapidement remarqué les blessures et l’ont transporté d’urgence à l’hôpital de Mbagathi, où il a été déclaré mort à son arrivée », poursuit le texte, qui annonce une enquête de l’autorité indépendante de surveillance de la police.