Agather Atuhaire avec le secrétaire d’Etat Antony Blinken et Jill Biden, l’épouse du président américain Joe Biden, à la Maison Blanche, le 4 mars 2024. NATHAN HOWARD / GETTY IMAGES / AFP

La militante ougandaise Agather Atuhaire, arrêtée et détenue au secret en Tanzanie après avoir tenté d’assister au procès pour trahison d’un leader de l’opposition, a été retrouvée avec des « traces de torture » à la frontière entre les deux pays d’Afrique de l’Est, a annoncé vendredi 23 mai une organisation de défense des droits humains.

L’activiste des droits humains avait été arrêtée lundi, en même temps que le militant kényan Boniface Mwangi à Dar es-Salaam, capitale économique tanzanienne, où ils étaient venus soutenir le chef de l’opposition Tundu Lissu, qui comparaissait pour trahison, des poursuites passibles de la peine de mort.

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Mme Atuhaire « a été abandonnée à la frontière par les autorités tanzaniennes, et a été prise en charge par sa famille et ses amis », selon l’organisation ougandaise de défense des droits humains Agora Discourse. La militante et journaliste « présente des traces de torture », a rapporté à l’Agence France-Presse (AFP) Jimmy Spire Ssentongo, cofondateur de l’organisation.