Ryan Gosling et Margot Robbie, dans « Barbie » (2023). WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC.
Une enquête a été ouverte jeudi en Seine-Saint-Denis pour menace, violence ou acte d’intimidation, après l’annulation de la projection du film Barbie, vendredi 8 août, dans un quartier de Noisy-le-Sec sous la pression d’un groupe de jeunes habitants, a appris l’Agence France-Presse (AFP), auprès du parquet de Bobigny, confirmant une information de BFM-TV.
Le parquet a reçu la plainte déposée jeudi matin par le maire de Noisy-le-Sec, Olivier Sarrabeyrouse (PCF), qui avait décidé d’annuler la projection du fil, afin de protéger les agents de la mairie agressés verbalement ce soir-là selon lui. « Une enquête a été ouverte pour menace, violence ou acte d’intimidation envers un chargé de mission de service public pour qu’il accomplisse ou s’abstienne d’acte de sa mission et confiée au commissariat de Noisy-le-Sec », a précisé une source judiciaire.
La ville avait annulé la diffusion sur écran géant du film Barbie, en plein air dans le quartier du Londeau, parce qu’une dizaine de jeunes hommes avaient proféré des « menaces insistantes », selon le maire, de mettre un terme eux-mêmes à la séance.
Devant la presse vendredi, Olivier Sarrabeyrouse a rappelé qu’il avait qualifié « d’obscurantisme et de fondamentalisme » leur attitude et condamné leur argument « totalement fallacieux » selon lequel ce film prônait l’homosexualité et portait atteinte à l’image de la femme.









