Vue générale du réseau de froid urbain du quartier Gerland de Lyon, lors de son inauguration par la métropole de Lyon et l’entreprise Dalkia, le 28 septembre 2022. STEPHANE AUDRAS/REA

L’air frais si précieux diffusé au Musée du Louvre, à Paris, dans le centre commercial de la Part-Dieu, à Lyon, ou encore les bâtiments municipaux de La Grande-Motte (Hérault) ne provient pas d’une climatisation individuelle, mais de réseaux de froid. Ces sites sont, en effet, rafraîchis grâce à des centrales de production de froid, distribuant de l’eau refroidie à travers des canalisations, « avec une efficacité énergétique deux à trois fois supérieure à celle d’une climatisation classique », souligne Sylvie Jéhanno, PDG de Dalkia, la filiale EDF spécialiste des services énergétiques.

Problème, il n’y en a pas assez. En 2023, 43 réseaux de froid étaient répertoriés en France, de Paris à Montpellier, en passant par Lyon, selon les chiffres de la Fédération des services énergie environnement, alimentant plus de 1 600 bâtiments, ce qui représente 5 % de raccordements supplémentaires en un an. On reste loin des 1 000 réseaux de chaleur fonctionnant sur le même principe de la mutualisation, mais pour chauffer cette fois plus de 50 000 logements ou immeubles de bureaux.