Rassemblement de familles d’otages israéliens pour réclamer un cessez-le-feu et un accord de libération avec le Hamas, à Tel-Aviv, le 2 août 2025. ORI AVIRAM/MIDDLE EAST IMAGES/ABACAPRESS
Le Hamas a voulu blesser une nouvelle fois la société israélienne. Avec ce qui lui reste d’armes : les souffrances des derniers otages israéliens encore vivants à Gaza. Les mises en scène diffusées jeudi et vendredi par l’organisation palestinienne, à l’origine de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, étaient destinées à glacer, effrayer, et sans doute fracturer un peu plus l’opinion publique. L’opération a réussi, provoquant une immense émotion. Au risque de légitimer l’hypothèse, étudiée par le gouvernement israélien, de l’extension des opérations militaires terrestres dans des zones jusque-là moins touchées dans l’enclave palestinienne.
Lire aussi | En direct, Gaza : des centaines d’ex-responsables de l’appareil sécuritaire en Israël demandent à Donald Trump de faire pression pour « arrêter la guerre »
Sur les vidéos, Evyatar David, 24 ans, qui figure parmi les 20 derniers otages présumés vivants aux mains du Hamas, aux côtés de 29 morts, est ainsi apparu filmé par ses geôliers. Très amaigri, le visage émacié, les os apparents, le jeune homme, enlevé alors qu’il participait à un festival de musique près de Gaza, décrit ses conditions de détention. Plus tard, ses gardes lui font creuser une tombe dans la galerie où il est retenu. « Je creuse ma propre tombe, chaque jour qui passe je suis plus faible », indique-t-il.









