Thomas Goorden, à Le Frety (Ardennes), le 15 juillet 2025. MARIUS JOLY

En cet après-midi ensoleillé de la mi-juillet, Thomas Goorden troque sa chemise en lin pour une cotte de travail dorée. Au programme : retaper la grange ardennaise acquise par son cousin Pieter en 2019. Pour la première fois depuis des années, l’ancien militant belge, qui a révélé l’un des plus gros scandales européens de pollution aux PFAS, ces substances chimiques de synthèse qui persistent quasi indéfiniment dans l’environnement, s’octroie le droit de prendre un grand bol d’air. Comble de l’ironie, la grange de son cousin se trouve à quelques kilomètres seulement des seize communes – douze dans les Ardennes et quatre dans la Meuse – sous le coup d’une interdiction de consommation de l’eau du robinet en raison d’une concentration de ces polluants dits éternels, cancérigènes pour l’homme et les animaux.

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