Gerrit van der Merwe, patron d’ALG Estates, dans sa plantation d’orangers à Citrusdal, en Afrique du Sud, le 25 juillet 2025. GIANLUIGI GUERCIA / AFP
Les nuages de l’hiver austral s’amoncellent au-dessus de la vallée viticole de Robertson, en Afrique du Sud, à 150 kilomètres à l’est du Cap. L’horizon s’y assombrit aussi avec l’entrée en application, désormais fixée au jeudi 7 août, des droits de douane américains de 30 % visant tous les produits sud-africains. Le Cap Classique, vin blanc pétillant local élaboré selon la méthode champenoise, bénéficiait auparavant d’une exemption de surtaxes par Washington grâce à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Comme tant d’autres produits agricoles : agrumes, noix de macadamia, avocats…
Dans les vignobles nus de Graham Beck, grand nom du Cap Classique, des ouvriers agricoles enveloppés d’épaisses polaires taillent les pampres. La maison, comptant 135 employés, a anticipé l’envoi des près de 300 000 bouteilles qu’elle écoule chaque année sur le marché américain, soit presque 15 % de sa production annuelle. « Il fallait gagner du temps en envoyant aux Etats-Unis un peu plus de stock pour nous permettre de tenir toute l’année sans affecter nos prix, raconte à l’Agence France-Presse (AFP) le directeur général, Pieter Ferreira. Mais je ne pense pas que ça change grand-chose, car la boule de cristal est floue pour 2026. »






