Des déplacés cambodgiens dans la province d’Oddar Meanchey (Cambodge), le 27 juillet 2025. TANG CHHIN SOTHY/AFP

La Thaïlande a accusé, mardi 29 juillet, le Cambodge d’avoir violé un cessez-le-feu entré en vigueur quelques heures plus tôt sous l’égide de la Malaisie, et qui est censé mettre fin à près d’une semaine de sanglants combats frontaliers entre les deux pays.

Le premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, avait annoncé lundi que Bangkok et Phnom Penh étaient parvenus à « un accord commun prévoyant un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel » à partir de minuit mardi (19 heures à Paris, lundi). Mais après son entrée en vigueur, « la partie thaïlandaise a constaté que les forces cambodgiennes avaient lancé des attaques armées dans plusieurs zones du territoire thaïlandais », a dénoncé le porte-parole de l’armée thaïlandaise, Winthai Suwaree. « Cela constitue une violation délibérée de l’accord et une tentative claire de saper la confiance mutuelle », a-t-il ajouté dans un communiqué. « La Thaïlande est contrainte de répondre de façon appropriée en exerçant son droit à la légitime défense. »

Côté cambodgien, la porte-parole du ministère de la défense, Maly Socheata, a pour sa part déclaré qu’il n’y avait eu « aucun affrontement armé (…) dans quelque région que ce soit ». « Le front se calme depuis [l’entrée en vigueur du] cessez-le-feu » à minuit, a déclaré le premier ministre cambodgien Hun Manet mardi matin sur Facebook.