Une pagode endommagée par l’artillerie thaïlandaise dans la province d’Oddar Meanchey, au Cambodge, le 25 juillet 2025. - / AFP

Le Cambodge a réclamé, vendredi 25 juillet, un « cessez-le-feu immédiat » et « inconditionnel » avec la Thaïlande lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) relative aux affrontements entre les deux voisins, qui ont fait 33 morts, a annoncé son ambassadeur auprès de l’ONU.

Phnom Penn a « appelé à une résolution pacifique du conflit », a également déclaré Chhea Keo à quelques journalistes à l’issue de cette réunion à huis clos. « Comment peuvent-ils [les Thaïlandais] nous accuser, nous un petit pays avec une armée trois fois plus petite et sans force aérienne », d’attaquer « un grand voisin », a-t-il ajouté.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a, de son côté, « appelé les deux parties à une retenue maximale et à une solution diplomatique ». Aucun autre participant à cette réunion d’urgence, demandée par le premier ministre cambodgien, Hun Manet, n’a souhaité s’exprimer.

Le différend frontalier entre les deux pays donne lieu à un niveau de violence qui n’avait plus été vu depuis 2011, impliquant des avions de combat, des tanks, des troupes au sol et des tirs d’artillerie dans plusieurs endroits disputés.