Le vice-ministre thaïlandais de la défense, Nattaphon Narkphanit, s’exprime après une réunion du Comité général extraordinaire sur les frontières visant à discuter du différend frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge, à Kuala Lumpur (Malaisie), le jeudi 7 août 2025. HASNOOR HUSSAIN / AP
La Thaïlande et le Cambodge se sont accordés sur les termes d’un cessez-le-feu à leur frontière commune, à Kuala Lumpur, jeudi 7 août, après quatre jours de négociations à l’initiative de la Malaisie, qui préside le groupement régional de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), auquel appartiennent les deux pays. Le cessez-le-feu sera surveillé par une équipe d’attachés de défense de l’Asean. La Chine et les Etats-Unis y étant conviés en tant qu’observateurs.
La situation réelle sur le terrain reste difficile à éclaircir : l’armée thaïlandaise, par le truchement du commandant en chef de la région militaire concernée, Boonsin Padklang – qui a joué un rôle-clé durant le conflit – a affirmé, mercredi, qu’elle ne se retirerait pas de onze sites stratégiques sur la frontière « quels que soient les résultats des pourparlers », une posture révélatrice du hiatus entre le gouvernement civil et le commandement militaire.








