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alades d’été…, lointaines ou pas ? Et si nous prenions simplement un TER, par exemple depuis Paris, pour aller découvrir Clermont-de-l’Oise, sous-préfecture de l’Oise, à environ 60 kilomètres de la capitale ?
Cette semaine, c’est la fin du chantier de fouilles qui a commencé début juillet sur l’esplanade du donjon, où s’activent des jeunes avec pelles et pioches. De l’autre côté de l’esplanade, sur une longue table sont alignés les objets qui ont déjà été sortis de leur profondeur de terre. Oh ce n’étaient pas des objets de luxe : des brocs, une lampe, des machines à coudre, une balance…, plus loin, par terre, un poêle, tout cela mangé, dévoré par la rouille.
Comme une œuvre d’art, une machine à coudre. LANGUE SAUCE PIQUANTE
Que racontent ces vestiges ? Qu’il exista là, autour de cette esplanade, ce que l’on appelait une « école de préservation ». De ce genre d’école, il en exista trois en France : à Doullens (Somme), à Cadillac (Gironde) et à Clermont-de-l’Oise, ouverte en 1908. Ecoles de jeunes filles considérées comme un danger pour la société, censées être éloignées, dans ces lieux, de toute tentation de débauche : c’était là l’objet de la préservation.






