A

u cœur de l’été, il s’est passé quelque chose d’inattendu et de réjouissant du côté de la porte Dorée à Paris, surtout lorsqu’on y repense en cette période de rentrée déprimante. Une foule se pressait pour visiter une exposition. Pas n’importe quelle foule et pas n’importe quelle expo. Son titre, « Banlieues chéries », racontait l’histoire des quartiers populaires par le prisme du sensible et de l’humain en donnant à voir une multitude d’objets et d’œuvres d’art : photos, vidéos, installations, peintures, reconstitutions d’intérieurs, etc. Une déclaration d’amour aux zones repoussoirs du débat politique français où vivent des millions de personnes. Tour à tour joyeux, mélancolique et dramatique, le récit contournait, sans la gommer, l’image globalisante, miséreuse et anxiogène des banlieues pour faire la place aux visages d’habitants attachés à leur quartier, comme chacun peut l’être à l’endroit où il a grandi ou fondé une famille.

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