Extrait du compte Instagram du « groupe » The Velvet Sundown. INSTAGRAM / THE VELVET SUNDOWN
Des airs de rock indépendant, deux albums en moins d’un mois et plusieurs millions d’écoutes sur Spotify : c’est le succès éclair du groupe The Velvet Sundown, qui après avoir attiré la suspicion des auditeurs, a fini par confirmer que ses morceaux étaient générés par intelligence artificielle (IA). Sur la plateforme de streaming musical, le groupe se définit désormais comme « un projet de musique synthétique guidé par une direction artistique humaine ». « Pas tout à fait humain. Pas tout à fait machine. The Velvet Sundown vit quelque part entre les deux », complète le compte X.
Le suspense était mince. De nombreux auditeurs avaient deviné, bien avant que le « groupe » ne l’assume, qu’il s’agissait de musique artificielle : rythme de publication effréné, présence minime en ligne et, surtout, utilisation systématique de l’IA générative pour tous les textes et illustrations. « Toutes les images du groupe hurlent Midjourney », écrivait ainsi le magazine Vice dès le 2 juillet. La plateforme de streaming Deezer prévenait déjà, sur la page du groupe, que « certains morceaux de cet album peuvent avoir été créés à l’aide de l’intelligence artificielle ».






