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i-juin, alors que le salon Vivatech réunissait à Paris le gratin de la deeptech avec un fort accent mis sur l’intelligence artificielle (IA), le congrès Computer Vision and Pattern Recognition (« vision par ordinateur et reconnaissance des formes », CVPR) réunissait à Nashville (Tennessee) plus de 7 000 universitaires et industriels spécialistes de la vision artificielle (VA), c’est-à-dire l’analyse automatique d’images et de vidéos par un ordinateur, domaine différent de l’infographie qui s’intéresse à la synthèse d’images.
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La VA est depuis l’origine un des piliers de l’IA : point d’interaction avec le monde réel sans le « voir », point de robot, humanoïde, drone, voiture autonome, sans perception de l’environnement. Sa naissance est en général associée à la thèse de Larry Roberts en 1963, consacrée à l’identification de formes très simples (des parallélépipèdes et des prismes) dans des images et à l’estimation de leur position et de leur orientation dans l’espace. C’est historiquement le premier exemple d’un système de reconnaissance visuelle. Ce qui peut se décliner de différentes manières, par exemple pour décider si une photo montre un chat ou un chien ou si une personne entreprend une action particulière dans une vidéo.







