Lyna Khoudri (Eva) et Roschdy Zem (commandant Mohamed Bida) dans « 13 jours, 13 nuits », de Martin Bourboulon. PATHÉ FILMS

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Auteur de comédies familiales absurdes (le diptyque Papa ou maman), puis metteur en scène du patrimoine littéraire national (Les Trois Mousquetaires, autre diptyque), Martin Bourboulon entame le virage du film « à l’américaine ». Le motif en est un livre, 13 jours, 13 nuits. Dans l’enfer de Kaboul (Denoël, 2022), signé Mohamed Bida.

Ce dernier, né en 1962 en Algérie, fils de harki, a fait carrière dans la police française, avant d’être nommé, en 2017, attaché de sécurité à l’ambassade de France à Kaboul. Pas une période idéale, puisque, en 2021, alors que les forces de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord soutiennent depuis vingt ans le gouvernement contre la guérilla islamiste des talibans, les Américains, au terme d’un accord signé par Donald Trump, puis mis à exécution par Joe Biden, quittent un pays abandonné au retour des talibans.

Le 15 août, ces derniers entrent de fait dans Kaboul. L’aéroport devient le point de convergence non seulement des forces occidentales encore présentes, mais aussi d’un nombre considérable d’Afghans qui désirent fuir l’émirat en voie de restauration.