Les parlementaires des deux chambres réunis en commission mixte paritaire (CMP) ont échoué, mardi 24 juin, à s’accorder sur la réforme décriée du scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille, actant d’importantes divisions au sein du camp gouvernemental sur ce texte soutenu par François Bayrou.

Ce désaccord entre l’Assemblée nationale – favorable à la réforme – et le Sénat – qui y est opposé – est un nouveau contretemps pour le premier ministre, qui va désormais devoir décider s’il donne le dernier mot aux députés, au risque de se mettre ses alliés Les Républicains (LR) du Sénat à dos, à neuf mois des municipales de mars 2026.

La réunion de mardi matin entre les parlementaires des deux chambres a tourné court. En moins d’une demi-heure, ils ont constaté leurs divergences de vue, sans même mettre la moindre disposition au vote, selon plusieurs participants.

« Coup de force »

Un député présent a regretté « l’obstruction du Sénat », un autre a fustigé le « coup de force » des sénateurs sur cette réforme critiquée de longue date par le président de la Chambre haute, Gérard Larcher, qui l’estime trop précipitée et incomplète. Mais pour le président de la commission des lois à l’Assemblée, Florent Boudié (Renaissance), « on ne peut délibérer que d’une copie, il n’y en avait pas ».