Affiches électorales à Paris à l’occasion de l’élection municipale, le 26 juin 2020. THIBAULT CAMUS / AP
La réforme du scrutin municipal pour Paris, Lyon et Marseille semble mal embarquée au Sénat, où elle a été massivement rejetée mercredi 21 mai en commission des lois. Adoptée à l’Assemblée nationale au début d’avril à moins d’un an des élections municipales, la proposition de loi lancée par des élus Renaissance risque de connaître un sort moins glorieux à la Chambre haute, où les deux premiers groupes, Les Républicains (LR) et le Parti socialiste, y sont très majoritairement opposés. Le rapport de force a été très net en commission des lois mercredi, avec un rejet unanime. Seuls les groupes centriste et macroniste se sont abstenus à ce stade, a-t-on appris auprès de plusieurs participantes.
A l’Assemblée, le texte avait eu les faveurs du Rassemblement national (RN) et de La France insoumise (LFI) en plus de l’essentiel de la coalition gouvernementale. Mais le RN ne compte qu’une poignée d’élus à la Chambre haute et LFI aucun, ce qui complique les ambitions des défenseurs de la réforme. Ce rejet en commission au Sénat est un mauvais signal en vue de la discussion du texte dans l’hémicycle, le 3 juin, même si plusieurs amendements pourraient être déposés pour modifier le texte, voire en réduire le périmètre.






