C’est l’aboutissement d’un processus législatif que beaucoup pensaient embourbé : au terme d’un parcours chaotique, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la réforme du mode de scrutin de Paris, Marseille et Lyon, jeudi 10 juillet. Sauf censure du Conseil constitutionnel, ce texte va changer la façon dont vont être élus les maires de ces communes, dès les élections de 2026, et revient sur un système établi par la loi en 1982.
L’envie de revenir sur ce texte prend racine chez des députés du parti présidentiel, Renaissance, en 2023. Selon eux, le mode de scrutin pose trois problèmes. Il rend théoriquement possible l’élection d’un maire minoritaire en nombre de voix (ce qui est arrivé une fois, pour la réélection de Gaston Defferre à Marseille, en 1983) ; il polarise le rapport de force politique et décourage les candidats à faire campagne, autant que les électeurs à voter dans les secteurs considérés comme acquis à un parti ; enfin, il « alimente la défiance tant le mode de scrutin est complexe », selon Sylvain Maillard, député Renaissance de Paris et auteur principal de la proposition de loi.
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