L’allée des baobabs est située dans la région de Menabe à Madagascar, ici en novembre 2011. ALINE RANAIVOSON / AFP
« Cinq hôtels cinq étoiles sortiront de terre dans les prochains mois », a promis le président malgache, Andry Rajoelina, jeudi 12 juin à Antananarivo, en ouverture du Salon international du tourisme de Madagascar. En renforçant en priorité son offre de luxe, la Grande-Île veut accueillir 1 million de visiteurs internationaux en 2028, contre 315 000 en 2024.
Pour réussir un tel bond et ainsi propulser ce secteur qui représente actuellement 14,9 % du PIB national et 350 000 emplois directs selon la présidence de la République, Madagascar doit attirer des investisseurs privés, dans l’hôtellerie notamment. « Nous avons besoin de construire 10 000 chambres supplémentaires, explique Johann Pless, président du conseil d’administration de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar. Mais avant de se lancer, un investisseur hôtelier doit être certain que l’aéroport de proximité pourra accueillir des vols internationaux car le transport aérien est le cordon ombilical du tourisme, surtout sur une île. » En juin 2024, le parc hôtelier malgache comptait près de 15 000 lits disponibles, selon la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar.






