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idérante, hors norme, l’affaire Le Scouarnec, du nom du chirurgien condamné à vingt ans de réclusion le 28 mai par la cour criminelle de Vannes pour avoir agressé et violé 299 victimes, mineures pour la plupart, a fait émerger une question longtemps négligée : celle du traitement des plaintes pour violences sexuelles contre des médecins. Pendant des années, le chirurgien a continué d’exercer en dépit de sa condamnation pénale pour avoir téléchargé des images issues de sites pédocriminels. Ni les hôpitaux qui l’employaient, ni les agences publiques de santé, ni les conseils départementaux de l’ordre des médecins n’ont stoppé son effarant parcours de prédateur.

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