Des Iraniens au poste frontière de Gürbulak (Turquie), le 18 juin 2025. MUSTAFA KAYA / XINHUA/MAXPPP
L’inquiétude est sur leurs lèvres et la fatigue se lit dans leurs yeux. Par petits groupes, valises et baluchons à la main, ils viennent de franchir, mercredi 18 juin, l’imposante grille des douanes turques au point de passage de Gürbulak, situé à l’extrême est du pays, tout près de l’Arménie. Derrière eux, ils laissent l’Iran et les bombardements israéliens qu’ils ont fuis au plus vite et par leurs propres moyens.
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Ils sont de tous les âges, beaucoup de femmes sans voile, des familles avec un ou deux enfants, rarement plus. Tous disent disposer d’une double nationalité ou d’un permis de séjour dans un pays tiers, et laissent entendre qu’il s’agit là d’une exigence des autorités iraniennes pour quitter le pays, selon diverses sources. Dès les premières frappes, le 13 juin, des vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux montrant une foule d’Iraniens bloqués à des postes-frontières, côté iranien. Depuis, les flux observés depuis restent mesurés.











