Le tribunal de Brest (Finistère) a prononcé la relaxe du commandant de bord Christophe M., poursuivi pour harcèlement sexuel et harcèlement moral, ainsi que celles de l’ancien dirigeant de la société Genavir et de la société elle-même, renvoyée en qualité de personne morale. Il a, en revanche, condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 3 000 euros d’amende, le chef mécanicien Philippe T., qui reconnaissait deux agressions sexuelles et une tentative d’agression sexuelle sur deux femmes membres d’équipage, à bord d’un navire.

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Deux journées de débats, mardi 22 et mercredi 23 avril, avaient fait apparaître la fragilité juridique des poursuites engagées par le parquet, à la suite d’un rapport de l’inspection du travail au sein de la société de marine marchande Genavir. A l’audience, cinq plaignantes avaient décrit les « regards insistants », « transperçants » du commandant – « Il me regardait comme un morceau de viande », a dit l’une d’entre elles – leur « malaise » lorsqu’il les complimentait sur leur travail et la sensation qu’elles éprouvaient d’être soumises à une volonté « d’intimidation » et « d’espionnage » lorsque Christophe M. apparaissait sans bruit, sur la passerelle pendant leur quart de nuit.