Le skipper français Kevin Escoffier et son avocate Virginie Le Roy, au tribunal correctionnel de Paris, le 24 mars 2025, où il porte plainte pour diffamation contre l’hebdomadaire satirique français « Le Canard enchaîné ». STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé jeudi 22 mai Le Canard enchaîné, poursuivi en diffamation par le skipper Kevin Escoffier après un article évoquant une agression sexuelle en marge d’une course.
Dans ses motivations, la 17e chambre a reconnu que les journalistes avaient réalisé une « enquête sur plusieurs mois », que celle-ci « [reposait] sur un ensemble d’éléments croisés et recoupés », et que « les dénégations du navigateur [étaient] mentionnées dans la publication ».
La diffamation dénoncée par le navigateur concerne un article de fin octobre 2023 titré « #MeToo de la Voile : la fédé tire des bords », dans lequel l’hebdomadaire satirique affirmait que Kevin Escoffier avait « reconnu les faits » d’agression sexuelle sur une femme et que la Fédération française de voile avait déclenché une procédure disciplinaire contre lui.
Pendant le procès, en mars, une femme de 32 ans qui travaillait au sein de l’équipe du skipper était venue témoigner à la barre, citée par la défense du Canard enchaîné.






