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sraël a subi des attaques odieuses, le 7 octobre 2023, et n’avait d’autre choix que de se défendre. Plus de six cents jours après cette date, la guerre se poursuit et aucune fin ne se profile à l’horizon. L’un des fils du roi David a écrit, il y a presque deux mille cinq cents ans [dans l’Ecclésiaste] : « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : (…) un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ; (…) un temps pour la guerre, et un temps pour la paix. » Il est évident, pour tout observateur honnête, que le temps pour guérir, bâtir et faire la paix n’a que trop tardé.

La guerre ne contribue plus à la sécurité d’Israël. Elle met en danger la vie des otages israéliens, crée une crise humanitaire à Gaza et restera une tache indélébile dans l’histoire d’Israël. Le gouvernement israélien semble cependant avoir l’intention de la prolonger et refuse même de discuter de plans pour le jour d’après. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré, le 1er mai : « La guerre a un objectif suprême, qui est la victoire sur nos ennemis. » Seulement, après plus d’un an et demi de guerre, personne ne peut dire ce que signifie la « victoire », comment nous pourrions dire un jour qu’elle est acquise et combien de temps le gouvernement envisage de continuer pour y parvenir.