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els des cordonniers du droit, les avocats sont bien mal protégés lorsqu’il s’agit de dénoncer les manquements déontologiques de leurs pairs. A tel point que nombre d’entre eux n’osent pas signaler à l’ordre des avocats les manquements qu’ils subissent, d’autant plus lorsqu’il est question de harcèlement ou de discrimination, un constat hélas ancien et toujours d’actualité.

Lorsque certains osent dénoncer, en dépit du risque de représailles sur leur carrière, le calvaire procédural commence. Harcèlement, sexisme, discrimination liée au genre ou au fait d’être enceinte, violences sexuelles… Peu importe la nature des faits signalés, la conséquence reste la même : les avocats plaignants sont tenus à l’écart de la procédure menée par l’ordre, comme si cette dernière ne les concernait pas. Les textes applicables étant imprécis sur leur statut, la qualité et les droits d’une « partie » leur sont déniés.

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