L’Assemblée nationale a adopté, mardi 17 juin, le projet de loi de « simplification », qui comporte notamment une mesure controversée supprimant les zones à faibles émissions (ZFE) qui excluaient certaines voitures polluantes pour lutter contre la pollution de l’air. Le texte doit désormais être examiné par une commission mixte paritaire, où sept députés et sept sénateurs devront s’accorder sur une mouture commune.

Malgré une division du camp gouvernemental, le texte a été adopté par 275 voix contre 252. La droite et l’alliance entre le Rassemblement national (RN) et les ciottistes ont voté pour, comme le MoDem et Horizons. La gauche a massivement voté contre. Les deux tiers du groupe macroniste Ensemble pour la République (EPR) – quatorze députés se sont abstenus, et huit ont voté pour – ont voté contre le texte escomptant ne pas reculer sur des marqueurs du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, à commencer par les ZFE.

Après le vote, la ministre chargée du commerce et des petites et moyennes entreprises, Véronique Louwagie (Les Républicains), a défendu un texte « fortement attendu par le monde économique », quand le ministre de la fonction publique et de la simplification, Laurent Marcangeli (Horizons), a vanté un projet de loi qui « répond à une demande claire : alléger les contraintes administratives qui pèsent sur leur quotidien et freinent leur développement. »