La collection de boîtes de haricots blancs à la sauce tomate, de Captain Beany, à Port Talbot, Royaume-Uni, 2021. Photo extraite de la série « Antiques of the Future », de Callum O’Keefe. CALLUM O’KEEFE
Quand elle débarque dans un appartement, Lola Courel, une Parisienne de 25 ans, ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil au plafond. Si une chaise ou un meuble traîne dans les parages, et que la situation le lui permet, elle n’hésite pas à grimper dessus, puis à toquer. Une question l’obsède : s’agit-il d’un vrai ou d’un faux plafond ? Elle sait d’expérience qu’un bruit creux est le signe d’un plafond suspendu (un faux plafond), une structure qui ne supporte aucune charge lourde. Un bruit sourd signifie, au contraire, que le plafond est porteur (un vrai plafond).
Comment en est-elle venue à focaliser son attention sur ces surfaces généralement planes qui délimitent la hauteur d’une pièce ? En 2021, elle participe à un cours de pole dance. Une révélation. La jeune femme, productrice de contenus chez Brut, se passionne pour cette discipline sportive et artistique. Elle souhaite la pratiquer quotidiennement. « Je voulais en faire toute ma vie », dit-elle. Problème : les cours sont trop chers. Lola Courel se dirige vers une option moins coûteuse : pratiquer l’activité chez elle. Elle cherche à installer une barre dans son studio. En toquant contre son plafond à cette occasion, elle découvre, à son grand malheur, qu’il s’agit d’un faux. Après avoir écumé les forums, elle décide tout de même d’installer une barre de pole dance, malgré le peu de prises de la structure. L’opération échoue, mais l’obsession du faux plafond perdure.






