Starter pack « Louis XIV », généré par ChatGPT, publié sur les comptes des réseaux sociaux du château de Versailles. CAPTURE D’ÉCRAN INSTAGRAM @CHATEAUVERSAILLES

Une lampe torche, un badge de la police fédérale américaine (FBI), un bloc-notes de papier jaune où consigner des indices et un mignon alien aux grands yeux en amande accompagnent la version plastifiée de Fox Mulder, le héros de l’ancienne série X-Files.

Les « starter packs », ces « kits de démarrage » générés par l’intelligence artificielle (IA), ont envahi il y a quelques semaines les réseaux sociaux, avant de voir l’engouement retomber presque aussi vite qu’il était apparu. On est là dans la tendance « feu de paille » semblable aux collections de la fast-fashion.

Stylisés façon Wes Anderson et Studio Ghibli, les starter packs prennent la forme de vignettes représentant une figurine 3D à l’effigie de l’utilisateur ou d’une personnalité, façon jouet de collection. Proprement emballée dans du plastique, la poupée flanquée de breloques et d’accessoires se doit de capturer avec humour la quintessence de nos alter ego numériques et avatars miniatures. Pour les produire, rien de plus simple. L’affaire est entendue en quelques clics et coups de clavier par le biais de plateformes d’IA génératives telles que ChatGPT, Kapwing ou Imgflip, où il suffira de calquer la feuille de route (un simple prompt), partagée en ligne par de généreux internautes soucieux de répandre la bonne parole.