Département des antiquités égyptienne, Musée du Louvre. MUSÉE DU LOUVRE, DIST. GRANDPALAISRMN/ALAIN VOLUT

« Le Monde par les hiéroglyphes. Une approche de la pensée des anciens Egyptiens », de Christophe Barbotin, PUF, 214 p., 17,90 €, numérique 14 €.

Le Louvre et ses alentours sont relativement déserts ce mardi 27 mai, jour de fermeture du musée, où l’égyptologue Christophe Barbotin a convié une cohorte de journalistes afin de fêter la parution du Monde par les hiéroglyphes, ouvrage dans lequel il tente de résumer son approche de cette civilisation aussi fascinante qu’insolite.

Exercice difficile, prévient-il en guise d’introduction à la promenade commentée dans le département des antiquités égyptiennes du musée, dont il est conservateur général. Car notre regard sur l’Egypte ancienne est entaché de bien des anachronismes. Il donne en exemple l’art égyptien qui peint « les hommes en rouge et les femmes en jaune. Cela a fait dire que, comme madame reste à la maison, elle est pâlotte. Pure transposition du XIXe siècle ! C’est une convention qui détermine les sexes et dont on ne connaît pas l’origine. On sait, en revanche, que les femmes égyptiennes partageaient à peu près tout avec les hommes, hormis le pouvoir ».