Le ministre britannique de la défense, John Healey (au centre), son homologue australien, Richard Marles (à gauche), et américain, Lloyd Austin, lors de la réunion des ministres de la défense de l’Aukus, à Londres, le 26 septembre 2024. HENRY NICHOLLS / AFP
Si les Australiens finissent par obtenir une nouvelle flotte de sous-marins, ils se souviendront que le parcours fut laborieux. Après l’annonce fracassante, en septembre 2021, d’un nouveau partenariat stratégique entre Canberra, Washington et Londres (Aukus) pour acquérir huit sous-marins à propulsion nucléaire, résultant, de facto, de l’annulation du « contrat du siècle » portant sur l’achat de douze sous-marins à propulsion conventionnelle auprès de l’industriel français Naval Group, ils ont appris, mercredi 11 juin, que les Etats-Unis allaient réexaminer ce pacte.
L’objectif de cette étude, selon le Pentagone, est de déterminer si l’Aukus, conclu sous la présidence de Joe Biden, est « compatible avec l’agenda “America first” du président » Donald Trump. « C’est quelque chose de tout à fait naturel pour une nouvelle administration », a aussitôt relativisé le ministre de la défense australien, Richard Marles, afin de tenter d’apaiser un pays de nouveau assailli par les doutes.












