La lèpre était présente en Amérique avant l’arrivée des colons européens. C’est ce que montre une vaste enquête de la revue Science, publiée le 29 mai, à laquelle ont participé plus de 50 chercheurs entre la France, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Elle apporte de nouveaux éclairages sur l’histoire précoloniale des maladies infectieuses sur ce continent, isolé du reste du monde pendant des milliers d’années.
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Touchant 200 000 nouvelles personnes chaque année, la lèpre, qui se caractérise par des lésions cutanées et nerveuses, peut être induite par deux pathogènes. Le premier, Mycobacterium leprae, connu depuis le XIXe siècle, a bel et bien été introduit par les colons européens en Amérique et reste responsable de la majorité des cas sur le continent. Mais c’est au second, Mycobacterium lepromatosis, découvert seulement en 2008, au Mexique, que s’intéresse l’étude.






