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uin. « Voici donc les longs jours…, note Victor Hugo. Il semble que tout rit, et que les arbres verts/Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers. » C’est début juin, aussi, qu’ont lieu les derniers semis de maïs, dans l’hémisphère Nord. Et leurs plants, à défaut de se murmurer des vers, utilisent de savants et subtils signaux pour communiquer. Surtout quand il s’agit d’alerter leurs voisins d’un danger imminent : une attaque par des ravageurs.
Une étude, publiée en ligne le 1er mai dans la revue Nature Plants, dévoile l’improbable chaîne de transmission de ces messages d’alarme, aussi stridents que silencieux. Ils mobilisent, en effet, une succession de composés volatils, de molécules solubles qui circulent dans la plante et de changements drastiques dans la composition microbienne du sol. L’alerte, au final, déclenche une contre-offensive bénéfique à la communauté de cette poacée (graminée).
Originaire du Mexique central, le maïs est une plante exceptionnelle par sa plasticité et sa variabilité génétique, d’où son adaptabilité à une grande diversité de milieux. Première production végétale au monde, il est cultivé du nord au sud des continents, du niveau de la mer jusqu’à 3 500 mètres d’altitude…






