Un agriculteur britannique regarde le blé récolté dans son champ dans le Cambridgeshire, Angleterre, le 15 mai 2025. JUSTIN TALLIS / AFP

Au terme d’un printemps anormalement chaud en France et dans le nord de l’Europe, avec une sécheresse déjà marquée, les agriculteurs scrutent avec inquiétude les prévisions météo et le retour à court terme d’une vague de chaleur.

Une étude américaine, publiée mercredi 18 juin dans la revue Nature, ne devrait pas les rassurer sur les perspectives de long terme. Celle-ci modélise pour différentes régions du globe les effets du réchauffement climatique d’ici à la fin du siècle sur les rendements de six grandes cultures (blé, maïs, riz, sorgho, soja et manioc), qui représentent les deux tiers des calories consommées dans le monde.

En s’appuyant sur des données régionales de plus de 50 pays, l’étude conclut que, pour chaque degré de réchauffement supplémentaire par rapport à l’ère préindustrielle, l’équivalent de 120 kilocalories par jour et par personne pourrait être perdu. « A + 3 ºC de réchauffement, cela équivaudrait à ce que chaque personne sur Terre arrête de prendre un petit-déjeuner », résume Andrew Hultgren, économiste de l’université de l’Illinois (Etats-Unis) et premier auteur de l’étude.