Le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté, jeudi 12 juin, une résolution condamnant l’Iran pour « non-respect » de ses obligations dans le domaine nucléaire, ce qui pourrait ouvrir la voie à un rétablissement des sanctions de l’Organisation des Nations unies.
Le ministère des affaires étrangères a aussitôt annoncé que « les ordres nécessaires [avaient] été donnés (…) pour mettre un nouveau centre d’enrichissement en chantier dans un endroit sécurisé », ajoutant que « d’autres mesures » seraient prises ultérieurement. L’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a, quant à elle, promis une « augmentation significative » de la production d’uranium enrichi.
Téhéran avait auparavant menacé de réduire sa coopération avec l’AIEA en cas d’adoption de la résolution. Le texte, élaboré par le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, réunis au sein du groupe E3, avec l’appui des Etats-Unis, a été approuvé par 19 des 35 Etats membres, selon plusieurs sources diplomatiques citées par l’Agence France-Presse (AFP). La Russie, la Chine et le Burkina Faso ont voté contre. Onze pays, parmi lesquels l’Afrique du Sud, l’Inde, le Pakistan, l’Egypte, l’Indonésie ou le Brésil, se sont abstenus.
















