L
e second mandat du président américain Donald Trump n’a que quatre mois, mais déjà émerge une nouvelle doctrine de politique étrangère. Comme bien d’autres d’aspects de sa présidence, elle marque une rupture importante dans la politique étrangère américaine. Avec la doctrine Monroe (1823), les Etats-Unis ont décrété qu’ils seraient la puissance dominante sur l’ensemble du continent américain ; au début de la guerre froide, la doctrine Truman (1947) a assuré le soutien américain aux pays luttant contre le communisme ; la doctrine Carter (1980) a indiqué que le pays empêcherait toute puissance extérieure de prendre le contrôle de la région du golfe Persique, etc. Toutes ces doctrines ont en commun de signaler où se situent les intérêts vitaux des Etats-Unis. Il s’agit de rassurer les amis, de dissuader les ennemis et de mobiliser les administrations chargées de la sécurité nationale.
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