A l’automne 2008, pendant la grande crise bancaire, le gouvernement britannique a été contraint à l’impensable : il a nationalisé dans l’urgence deux banques, dont Royal Bank of Scotland, l’un des plus grands établissements financiers au monde. Vendredi 30 mai, dix-sept ans plus tard, il a enfin revendu le solde de sa participation, fermant le chapitre d’une des plus grandes faillites financières de l’histoire.
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En Europe, simplifier les règles financières sans déréguler, un exercice délicat
Après deux décennies, les leçons de cette crise sont-elles en passe d’être oubliées ? Etats-Unis, Union européenne (UE) et Royaume-Uni repoussent actuellement l’entrée en vigueur de nouvelles régulations bancaires, chacune craignant de faire face à la concurrence déloyale des autres. « On n’est pas encore dans une course au moins-disant, mais le risque d’y être est bien réel », résume Nicolas Véron, du Peterson Institute for International Economics (PIIE), un groupe de réflexion américain.








